DVD : Les trésors vivants du Maroc
Film documentaire : 52 minutes
Réalisation: Michel GARDEY.
Scénario: Françoise BOTTEREAU, Michel GARDEY et Dawa THONDUP.
Le documentaire débute en présentant son célèbre « fil conducteur » : Mohammed Abdelilah Belrhazi. Il est l’héritier d’une lignée originaire de la ville de Fès ; son grand père était astronome et collectionnait les astrolabes, son fils s’est spécialisé dans le textile, d’où une époustouflante collection de caftans anciens. Avec deux autres fils connaisseurs l’un en selles de chevaux l’autre en broderies de couvertures de mausolée, les collections se sont agrandies. Il était prévisible que notre interlocuteur, devenu expert dans le patrimoine ethnographique marocain et héritier de toutes ces collections, les complète, tout en cherchant des pièces rares à travers le monde .Il ouvre son propre musée dès 1996 sous le haut patronage de la princesse Lalla Meriam, sœur du roi actuel. La liste des prix et des certificats d’honneur décernés à Monsieur Belrhazi est longue : citons le Grand Prix Hassan II, prix d’art traditionnel en 1990 et le prix d’honneur du meilleur collectionneur attribué par la ville de Meknès. Ses réalisations, en dehors des musées, sont multiples. Elles passent de la mosquée du mausolée MohammedV à Rabat à l’ambassade du Maroc en Algérie à la réalisation de 27 coupoles de 24 m de diamètre pour la mosquée du prophète à Médine.
Le documentaire nous emmène au cœur de son musée de Rabat
pour une introduction des origines du tissage au Maroc. Au fur et à mesure
des rencontres avec les maîtres artisans, nous filmerons les pièces
anciennes présentées au Musée.
Nous irons au centre artisanal de Salé pour le tissage de la laine classique,
puis à Rabat au cœur de la Médina pour voir le dernier tisserand
de nattes naturelles. Les brocards de soie seront filmés dans la Médina
de Fès, dernier atelier à pratiquer ce tissage ancestral. Les
tapis tiennent une grande place dans l’artisanat marocain : nous filmerons
la vente aux enchère qui débute tous les mardis au lever du jour
dans le souk de Khemisset. C’est là que tous les marchands des
bazars de Casablanca, Agadir ou Marrakech viennent acheter les plus beaux kilims.
Ce sont les femmes qui viennent vendre le produit de 2 ou 3 mois de travail
fait sur leur métier à la maison : des kilims , pièces
uniques, aux teintes végétales, aux dessins inspirés de
leurs origines et de leurs cultures. Puis la vente aux enchères, plus
traditionnelle dans la médina de Rabat, avec l’inspection faite
par le responsable de l’artisanat qui authentifie chaque pièce
avec son sceau .
Nous irons à Ain Leuh, village perché dans le moyen Atlas qui
abrite une coopérative de femmes, particulièrement réputée
pour la finesse de leur travail. Elles ont gagné la plupart des compétitions
artisanales marocaines et comptent parmi leurs célèbres clients
Sa Majesté Mohammed VI lui même.
Le voyage continuera à Ouezzane, au nord du Maroc, célèbre
pour le tissage des caftans de laine. De magnifiques coupons de laine «
perlée » se vendent aux enchères tous les jeudis vers 16h
au cœur de la médina.
C’est un voyage haut en couleurs et riche de traditions ancestrales auquel
nous vous convions. Chaque Maître sera interviewé par Monsieur
Belrhazi qui s’entretiendra avec lui à la fois en arabe et en français.
Nous espérons une interview du Ministre qui donnera le point de vue du
gouvernement sur l’avenir de cette corporation. Après tant de rencontres
auprès d’artisans qui sont fiers de leur travail et de leur pays,
gageons que vous ne regarderez plus les vitrines présentant l’artisanat
marocain de la même façon !
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