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LE TISSAGE TRADITIONNEL MAROCAIN
Le
documentaire débute en présentant son célèbre
« fil conducteur » : Mohammed Abdelilah Belrhazi. Il est
l’ héritier d’une lignée originaire de la
ville de Fès ; son grand père était astronome et
collectionnait les astrolabes, son fils s’est spécialisé
dans le textile, d’où une époustouflante collection
de caftans anciens. Avec deux autres fils connaisseurs l’un en
selles de chevaux l’autre en broderies de couvertures de mausolée,
les collections se sont agrandies. Il était prévisible
que notre interlocuteur , devenu expert dans le patrimoine ethnographique
marocain et héritier de toutes ces collections, les complète,
tout en cherchant des pièces rares à travers le monde
.Il ouvre son propre musée dès 1996 sous le haut patronage
de la princesse Lalla Meriam, sœur du roi actuel. La liste des
prix et des certificats d’honneur décernés à
Monsieur Belrhazi est longue: citons le Grand Prix Hassan II, prix d’art
traditionnel en 1990 et le prix d’honneur du meilleur collectionneur
attribué par la ville de Meknès. Ses réalisations,
en dehors des musées , sont multiples . Elles passent de la mosquée
du mausolée MohammedV à Rabat à l’ambassade
du Maroc en Algérie à la réalisation de 27 coupoles
de 24 m de diamètre pour la mosquée du prophète
à Médine.
Le documentaire nous emmène au cœur de son musée
de Rabat pour une introduction des origines du tissage au Maroc . Au
fur et à mesure des rencontres avec les maîtres artisans,
nous filmerons les pièces anciennes présentées
au Musée.
Nous irons au centre artisanal de Salé pour le tissage de la
laine classique, puis à Rabat au cœur de la Médina
pour voir le dernier tisserand de nattes naturelles. Les brocards de
soie seront filmés dans la Médina de Fès, dernier
atelier à pratiquer ce tissage ancestral. Les tapis tiennent
une grande place dans l’artisanat marocain : nous filmerons la
vente aux enchère qui débute tous les mardis au lever
du jour dans le souk de Khemisset. C’est là que tous les
marchands des bazars de Casablanca, Agadir ou Marrakech viennent acheter
les plus beaux kilims. Ce sont les femmes qui viennent vendre le produit
de 2 ou 3 mois de travail fait sur leur métier à la maison
: des kilims , pièces uniques, aux teintes végétales,
aux dessins inspirés de leurs origines et de leurs cultures.
Puis la vente aux enchères, plus traditionnelle dans la médina
de Rabat, avec l’inspection faite par le responsable de l’artisanat
qui authentifie chaque pièce avec son sceau.
Nous irons à Ain Leuh, village perché dans le moyen Atlas
qui abrite une coopérative de femmes, particulièrement
réputée pour la finesse de leur travail. Elles ont gagné
la plupart des compétitions artisanales marocaines et comptent
parmi leurs célèbres clients Sa Majesté Mohammed
VI lui même.
Le voyage continuera à Ouezzane, au nord du Maroc, célèbre
pour le tissage des caftans de laine. De magnifiques coupons de laine
« perlée » se vendent aux enchères tous les
jeudis vers 16h au cœur de la médina.C’est
un voyage haut en couleurs et riche de traditions ancestrales auquel
nous vous convions. Chaque Maître sera interviewé par Monsieur
Belrhazi qui s’entretiendra avec lui à la fois en arabe
et en français . Nous espérons une interview du Ministre
qui donnera le point de vue du gouvernement sur l’avenir de cette
corporation. Après tant de rencontres auprès d’artisans
qui sont fiers de leur travail et de leur pays, gageons que vous ne
regarderez plus les vitrines présentant l’artisanat marocain
de la même façon !
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